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Littérature et société

Littérature et société

Par SYLVIE NATALE, publié le jeudi 19 novembre 2015 11:06 - Mis à jour le jeudi 11 avril 2019 17:13
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Année Scolaire 2018-2019

Groupe de littérature et société : Desanlis Jeanne, Desbiendras Maÿlis, Gal Mathilde, Garcia Noelia, Genisset Lison, Grana Colas Marie, Victoria Lèa, Correa Alicia, Selemani Samnoune, Parro Julie, Parro Chloé, Mme Wesolowski Sylvie (pofesseur d'histoire et géographie) et Mme Natale Sylvie (professeur de français).                                                       
 Lire des livres, créer et prendre des photos pour nous présenter. Mais aussi rencontrer des auteurs pour débattre et découvrir le métier d'écrivain : nous allons le faire en participant au 17ème Festival du Livre de la Jeunesse Occitanie à St Orens où nous avons rendez-vous avec Cathy Ytak, qui a écrit "D'un trait de Fusain".

 

 

 

Interview de Cathy Ytak réalisée le 25 Janvier 2019 à Saint Orens durant le 17ème Festival du Livre Jeunesse

 

 

Jeanne : Pourquoi avez-vous choisi ce type de couverture ?

Cathy : les types de couverture ne sont pas choisis par l’auteur mais par l’éditeur. Plusieurs couvertures m’ont été proposées.J’ai rencontré une italienne, Julia Wauters, illustratrice, qui m’a demandé de choisir celle que je préférais. J’ai fini par choisir le triangle rose. Il était utilisé par les nazis pour désigner les homosexuels et dans les années 80. ActUp l’a repris mais renversé : c’est le symbole de la lutte contre le SIDA.

 

Jeanne : qui est Eric dans la dédicace ?

Cathy : c’est mon compagnon, il m’a toujours soutenu dans mes projets et j’ai commencé à militer à ActUp avec lui.

 

Jeanne : l’histoire du roman est elle tirée d’une histoire vraie ?

Cathy : je m’identifie un peu en chacun des personnages qui représentent les différentes étapes de ma vie. Mon adolescence se rapprochait plutôt de celle de Marie-Ange. J’avais les mêmes parents, mon père était très dur avec moi en ce qui concerne mes fréquentations. Sami, c’est moi vers 30ans ! Et Monelle, c’est moi maintenant.

 

Jeanne : pourquoi avoir choisi de parler du sida ?

Cathy : j’avais beaucoup d’amis homosexuels et j’ai donc été confrontée à la maladie. J’ai perdu beaucoup de proches à cause de ce virus ! C’est la rage qui m’a poussée à militer. Je n’imaginais pas rester sans rien faire et militer m’a remplie de joie. J’ai écrit ce roman parce que je me sentais obligée de passer un message. Mais j’ai attendu 25ans avant d’écrire sur ce sujet ! Ça m’a permis de prendre du recul après les années terribles que je venais de passer ; pour moi, il était important d’en reparler parce que cette histoire du SIDA n’est pas terminée aujourd’hui.

 

Jeanne : selon vous, votre roman est-il engagé ?

Cathy : oui, selon moi, ce roman est engagé. De toute façon, il y a toujours un engagement quand j’écris ! Mais je fais très attention à ce qu’il n’y ait pas de clichés et pas de sexisme. Tu sais, il y a des romans pour enfants qui sont autant engagés que les livres pour adolescents que j’écris ! J’avais envie de partager des choses et d’explorer les différences, c’est pourquoi j’ai aussi appris la langue des signes.

 

Jeanne : depuis combien de temps écrivez-vous ?

Cathy : enfant j’étais une jeune fille discrète et effacée, écrire des textes, ou des petits romans étaient ma « bouée » de sauvetage. Je me sentais libre quand j’écrivais ! C’est donc depuis l’enfance que j’écris et aujourd’hui c’est une habitude, c’est mon métier.

 

Jeanne : quel métier faisiez-vous au-part avant ?

Cathy : avant de faire de l’écriture mon métier, j’ai travaillé dans le journalisme car écrire était une passion. Puis, après quelques années passées dans cette branche, je me suis lancée dans une carrière quelque peu différente : je suis devenue écrivaine. Mais quand j’avais 18 ans, j’ai travaillé pendant sept ans dans un magasin de photos en tant que vendeuse.

 

Jeanne : avez-vous toujours écrit des livres de jeunesse ?

Cathy : en début de carrière, j’écrivais principalement des livres jeunesse, puis un jour, un ami m’a conseillé de rédiger des livres pour tout âge… Donc cela m’arrive d’écrire des livres pour adultes. Mais il est vrai que j’ai une préférence pour les livres de jeunesse.

 

Jeanne : avez-vous un nouveau roman en cours d’écriture?

Cathy : j’ai toujours un début ou un extrait de roman dans mon «tiroir» ! Sinon, là, actuellement, oui j’ai un roman qui avance bien mais je ne peux pas trop vous en dire…

 

Jeanne : où trouvez-vous l’inspiration pour écrire vos romans?

Cathy : l’inspiration vient parfois comme ça et du coup, dans certains cas, je ne la laisse pas partir et je peux rester debout jusqu’à 4 heures du matin quand elle est là. Dans d’autre cas, c’est en parlant d’un sujet ou en le voyant que l’inspiration vient ; donc elle vient du quotidien principalement ou de l’imagination.

 

Jeanne: quel livre avez-vous préféré écrire?

Cathy: c’est une question plutôt compliquée car il n’y a pas de livre «préféré». Je mets une ambition et un certain plaisir à écrire chacun de mes livres  mais Un trait de fusain était différent car c’est un sujet qui me tenait et me tient très à cœur. Il était important pour moi.

 

Jeanne : qu’est-ce qui vous a poussé à écrire votre premier roman ?

Cathy : mon premier roman est sorti, il y a aujourd’hui 20 ans mais je faisais des traductions. Puis des amis m’ont poussé à écrire mon premier livre, car j’écrivais mais gardais tout pour moi. Par la suite, j’ai eu la chance d’avoir un ami, en 1999, qui était écrivain, m’a proposé de lire mes textes et m’a été d’excellents conseils ! Grâce à lui j’ai publié mon premier roman.

 

Jeanne : que faisiez-vous en tant que journaliste ?

Cathy : lorsque j’étais journaliste, j’écrivais de petits articles...

 

 

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